Piquant (adjectif, nom masculin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Adjectif 

I.
XIV e siècle. Participe présent de piquer .
1. Pourvu de pointes acérées, d'épines qui entament la peau, la chair. Les branches des rosiers sont es. Les extrémités es de la feuille de houx .
2. Qui produit une sensation vive et irritante, notamment sur l'organe de l'odorat ou du goût. L'odeur e de l'ammoniac. Du vinaigre , de la moutarde e. Sauce e , sauce à base d'échalotes hachées, réduites avec du vin blanc et du vinaigre, et à laquelle on ajoute des cornichons émincés. Langue de bœuf à la sauce e . Par anal. Un froid . Un vent .
3. Fig. Qui éveille l'intérêt par quelque chose de vif et d'enlevé, excite une curiosité amusée. Une anecdote e. Il serait qu'il dût sa réussite à son adversaire . Subst. Le de l'histoire. Cela ne manque pas de . Se dit particulièrement d'une personne qui plaît par la vivacité de son esprit et l'agrément de sa physionomie. Elle est e, sans être vraiment jolie. Par méton. Un charme . Un air . En mauvaise part. Qui blesse l'amour-propre ; offensant. Ils ont échangé des paroles es. Les traits s d'une épigramme, d'une satire. Une raillerie e .


1ère signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Adjectif 

Qui pique. "Les branches des rosiers sont es. Les orties sont es."
Il signifie aussi Qui fait une impression vive sur l'organe du goût ou de l'odorat. "Du vin piquant. Une sauce e. Du vinaigre . De la moutarde e". Fig., "Le sel de ses bons mots, de ses reparties, de ses plaisanteries."
Il se dit également de la Température, quand elle est très froide. "Un froid . Un vent . Une bise extrêmement e."
PIQUANT signifie, au figuré, Qui est offensant, et il se dit principalement des Discours. "Ils se sont dit des mots s, des paroles es. Il lui a répondu d'une manière e. Raillerie e."
Il se dit aussi, figurément, dans une acception différente, de Tout ce qui fait une impression vive et agréable sur l'esprit, sur les sens, et particulièrement des Discours, des écrits et des ouvrages d'art qui plaisent par quelque chose de fin et de vif. "Nous eûmes un spectacle très . La surprise lui a rendu ce plaisir plus . Sa conversation abonde en traits piquants. Il n'y a rien de dans ce qu'il écrit."
Il se dit, dans une acception analogue, des Personnes qui plaisent par la vivacité et par l'agrément de leur physionomie plus que par la régularité de leurs traits. "Cette femme est e. Elle n'est pas belle, mais elle a l'air , la physionomie e."
Il s'emploie quelquefois substantivement. "Le de l'aventure. Le de la chose".



2ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Il se dit des Pointes qui poussent à certaines plantes, à certains arbrisseaux. "Ces chardons sont pleins de s. Les s des feuilles de houx."



Dictionnaire d'Emile Littré

Adjectif 



 1   Qui pique. Les orties sont es.
SÉV.: « Il n'y a personne qui ne connaisse quelque douleur d'estomac ; celle que vous sentez est plus e et plus pesante »
VOLT.: « Je ne puis croire que ce ou cette d'Éon, ayant le menton garni d'une barbe noire très épaisse et très e, soit une femme »
    Fig.
SCARR.: « Vieillard plus qu'une ronce, Point de colère, entendons nous, Parlons tout bas et filons doux »

 2   Qui est de haut goût et pique pour ainsi dire le palais, par opposition à fade. Moutarde e.
    Fig. Le sel de ses bons mots, de ses reparties.
    Terme de cuisine. Sauce e, sauce fortement relevée par du vinaigre et des échalotes, que l'on sert chaude ou froide et quelquefois séparément.

 3   Il se dit d'une température qui est très froide. Un vent .
GENLIS: « Le froid n'avait pas encore été aussi de tout l'hiver »

 4   Fig. Qui fait une impression morale comparée à une piqûre.
BOURDAL.: « Mille déplaisirs, d'autant plus s qu'on avait moins lieu de les attendre »

 5   Fig. Il se dit des paroles qui blessent comme un instrument .
MOL.: « De mots s partout Dorante vous outrage »
DUFRÉNY: « Mon père leur a dit de es paroles »
MASS.: « Nous entendons tous les jours, mes frères, les amateurs du monde eux-mêmes.... ....faire des invectives es contre ses injustices et ses abus »
    Même sens, en parlant des personnes ou de leur humeur.
LA BRUY.: « Parler et offenser, pour de certaines gens, est précisément la même chose ; ils sont s et amers »
MASS.: « La charité est douce et prudente, et l'humeur est toujours e et téméraire »

 6   Fig. Qui exerce sur l'esprit une action comparée à la sensation que produit sur le palais un mets épicé.
LA BRUY.: « La sagesse pallie les défauts du corps, ennoblit l'esprit, ne rend la jeunesse que plus e, et la beauté que plus périlleuse »
BERNARD: « Goûtons, au lieu de nous en plaindre, Les attraits s du danger »
MARIVAUX: « Il n'est pas rare qu'une maîtresse coupable en devienne plus e »

 7   Fig. Plein de vivacité, de finesse, d'agrément, en parlant des personnes et des choses.
D'ALEMB.: « L'originalité e de Dufrény était auprès de son panégyriste une assez bonne recommandation »
DELILLE: « Au lieu d'être , souvent on est bizarre »
GENLIS: « Elle ne doit tous ses défauts qu'au désir de paraître e, parce qu'elle est persuadée qu'une personne douce est toujours insipide »
    En parlant des personnes, qui plaît par la vivacité, l'agrément de la physionomie, plus que par la régularité des traits.
HAMILT.: « Sa figure avait quelque chose de si que le chevalier s'y laissa prendre »
CHAUL.: « Tantôt je la revois, belle, vive, e, Telle que pour charmer la formèrent les dieux, Telle qu'on voyait en tous lieux Vénus de tous les coeurs revenir triomphante »
LESAGE: « Ce n'est pas, comme vous voyez, une beauté régulière ; mais elle est assez e »

 8   S. m. Pointes que portent certaines plantes, certains animaux. Les s de l'acacia.
BUFF.: « Un autre animal à s qui ne nous était pas connu, a été rapporté de Cayenne à Paris.... »

 9   Fig. Ce qui blesse comme les épines.
SAINT-SIMON: « Les embarras domestiques de M. le Duc, les élans continuels de la plus furieuse jalousie, les vifs s d'en sentir sans cesse l'inutilité, toutes ces furies le tourmentèrent sans relâche »

 10   Fig. Ce qui plaît à l'esprit, comme au palais un mets épicé. Le de l'aventure.
VOLT.: « Les Lettres provinciales ont perdu beaucoup de leur , lorsque les jésuites ont été abolis »
GENLIS: « Elle n'a pas le et les grâces de Mme de Tervures »

HISTORIQUE
    XVIème siècle
AMYOT: « Paroles es »
AMYOT: « Desguiser les viandes avec quelque saulce aigre et e »
D'AUB.: « Il faisoit un chaud picquant et estouffé »


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Adjectif 


Qui pique. "Les branches des rosiers sont es. Les orties sont es."
Il signifie aussi, Qui fait une impression vive sur l'organe du goût. "Du vin . Une sauce e. Du vinaigre . De la moutarde e." On dit figurément, "Le sel de ses bons mots, de ses reparties, de ses plaisanteries."
Il se dit également De la température, quand elle est très-froide. "Un froid . L'air est vif et . Un vent . Une bise extrêmement e."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie au figuré, Offensant; et il se dit principalement Des discours. "Ils se sont dit des mots s, des paroles es. Il lui fit une réponse très-piquante. Il lui a répondu d'une manière e. Raillerie e. Ils se sont lancé des traits s."
Il se dit aussi, figurément, dans une acception différente, De tout ce qui fait une impression vive et agréable sur l'esprit, sur les sens; et, particulièrement, Des discours, des écrits et des ouvrages d'art qui plaisent par quelque chose de fin et de vif. "Nous eûmes un spectacle très-piquant. Une danse légère et e. La surprise lui a rendu ce plaisir plus . Sa conversation abonde en traits s. Il a une conversation e. Les grâces es de son esprit. Il n'y a rien de dans ce qu'il écrit. Ce tableau est d'un effet . Le motif de cet air, de ce duo est ."
Il se dit, dans une acception analogue, Des personnes qui plaisent par la vivacité et par l'agrément de leur physionomie plus que par la régularité de leurs traits. "Cette femme est e. Elle n'est pas belle, mais elle a l'air , la physionomie e. Cet enfant a une petite mine fort e."
Il s'emploie quelquefois substantivement. "Le de l'aventure. Le de la chose."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Il se dit Des pointes qui viennent à certaines plantes, à certains arbrisseaux. "Ces chardons sont pleins de s. Les s des feuilles de houx."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Adjectif 


Qui pique. "Les brancnes des rosiers sont es. Les orties sont pleines de petites pointes es".
On dit, que "Du vin est ," pour dire, qu'Il pique la langue quand on le boit; et, qu'"Une sauce est e, " pour dire, qu'Elle est d'un goût relevé.
Il signifie figurément Offensant; et dans cette acception, il se dit principalement Des discours qui peuvent offenser. "Ils se sont dit des paroles es. Il lui fit une réponse très-piquante. Il lui a répondu d'une manière piquante".
Il se dit aussi figurément dans une acception toute différente, en parlant d'Une jeune personne vive, dont la figure et la physionomie plaisent extrèmement. "Elle n'est pas belle, mais elle a l'air , la physionomiepiquante".
Il se dit aussi figurément dans cette acception, en parlant Des ouvrages d'esprit qui ont quelque chose de fin et de vif. "Il n'y a rien de dans ce qu'il écrit".
En Peinture, on appelle "Piquant," Ce qui excite un sentiment prompt et vif d'approbation. "Ce tableau est d'un effet ".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Il se dit Des pointes qui viennent à certaines plantes, à certains arbrisseaux. "Ces chardons sont pleins de piquans. Les piquans des feuilles de houx".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Adjectif 


Qui pique. "Des épines es. Des racines es. Les branches des rosiers sont es. Les orties sont pleines de petites pointes es."
On dit, que "Du vin est ," pour dire, qu'Il pique agréablement la langue quand on le boit. Et, qu'"Une fausse est e," pour dire, qu'Elle est d'un goût relevé.
Il signifie figurément Offensant; & dans cette acception, il se dit principalement Des discours qui peuvent offenser. "Ils se sont dit des paroles es. Il lui fit une réponse très-piquante. Il lui a répondu d'une manière e."
Il se dit aussi figurément dans une acception toute différente, en parlant d'Une jeune personne vive, dont la figure & la physionomie plaisent & touchent extrêmement. "Elle n'est pas belle, mais elle a l'air , la physionomie e."
Il se dit aussi figurément dans cette acception, en parlant Des ouvrages d'esprit qui ont quelque chose de fin & de vif. "Il n'y a rien de dans ce qu'il écrit."
En Peinture, on appelle "Piquant," Ce qui excite un sentiment d'approbation plus vif qu'à l'ordinaire.



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Il se dit Des pointes qui viennent à certaines plantes, à certains arbrisseaux. "Ces chardons sont pleins de piquans. Les piquans des feuilles de houx."



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)


ANTE, adj. PIQUE, s. fém. PIQUER, v. act. PIQûRE, s. fém. ["Pikan", "kante", "ke", "ké", "kûre:" 2e lon. aux deux premiers et au dern. "e" muet au 3e, "é" fer. au 4e.] "Piquer", au "propre", c'est entamer légèrement avec quelque chôse de pointu: 'Une épingle "l'a piqué"; il "s'est piqué". = Il se dit aussi de la morsûre des serpens, des insectes. 'Être "piqué par" un serpent. l'Amour "piqué par" une abeille. = Au "fig." fâcher, ofenser. 'Cette afaire "l'a piqué". 'Vous "l'avez piqué" jusqu'au vif; il "se pique" de la moindre chôse.
- "Piquer d'honeur", engager à faire quelque chôse, en persuadant à une persone que son honeur y est intéressé. = "Piqûre" ne se dit qu'au "propre"; petite blessûre que fait une chôse qui pique. '"Piqûre" d'une épingle, "d'une" abeille, "d'un" scorpion. = "Pique", au contraire, ne se dit qu'au "figuré:" brouillerie qui est entre deux ou plusieurs persones. '"Il y a de la pique" dans cette afaire: il a fait cela "par pique" = "Piquant" se dit dans les deux sens. Qui pique. 'Les branches de rosiers sont "piquantes". = Ofensant. 'Parole, réponse "piquante". = Il a un 3e sens, que n'a pas son verbe, et se dit quelquefois d'une persone, et plus souvent d'un ouvrage d'esprit qui plait et qui touche extrêmement; beauté "piquante", style "piquant:" 'Il n'y a rien de "piquant" dans ce qu'il écrit. = Dans le "Jugement de Midas", Apollon, avant de chanter à Midas la Fable où il le compare à un baudet, lui dit d'un air fin. 'Je vous assure d'avance que vous trouverez ce morceau très-"piquant". C'est un jeu de mots, qui roule sur les deux sens de cet adjectif, au figuré, "agréable" et "malin".
   "Rem." 1°. "Piquant" aime à suivre: trait "piquant", parole "piquante". Le fém. peut précéder en vers et dans la prôse poétique.
   Loin de vous l'aquilon fougueux
   Soufle sa "piquante" froidure.
       "Rouss."
  Plus d'une fois, "ta e" hyperbole,
  À~ tes censeurs a su doner leur fait.
      "Idem".
   Au "propre", il est s. m. et se dit des pointes qui viènent à certains arbres: 'Les chardons sont pleins de "piquans".
   2°. PIQUE a deux autres sens, qui n'ont qu'un raport éloigné avec le verbe "piquer".
- 1°. Sorte d'arme à long bois, dont le bout est garni d'un fer plat et "pointu". = On dit, figurément, st. famil. "surpasser de cent piques", de beaucoup. 'Nous voulûmes la comparer à... et nous la trouvâmes "cent piques au-dessous". Sév. 'Elle "surpasse la" Desoeillets de "cent mille piques". La même.
- 2°. "S. m." Au jeu des cartes, une des quatre couleurs qui a la figûre d'un fer de pique. Voy. PIC, n°. 2°. '"Un pique"; jouer "du pique". 'Il a écarté "tout son pique".
   3°. PIQUER, dans le sens d'"afecter", "toucher", ne se prend plus qu'en mauvaise part, au "figuré", excepté dans cette expression, "piquer d'honeur". Autrefois on le disait en bien comme en mal: Les plus belles chôses, à force d'être redites, ne "piquent" plus et cessent presque d'être belles. "Bouh." 'Ce n'est pas l'intérêt public qui "nous pique", c'est la jalousie. = On dit, proverbialement, dans le sens d'"ofenser": on ne sait "quelle mouche l'a piqué", on ne sait point le sujet de sa colère, de son dépit.
   Gardez-vous, dira l'un, de cet esprit critique,
   "On ne sait" bien souvent "quelle mouche le pique".
       "Boileau".
= On dit aussi d'un ladre, qu'il "ne sent pas quand on le pique"; ce qui s'aplique figurément à celui qui est insensible aux afronts = "Se piquer" au jeu se dit au "propre", d'un joueur que le dépit de sa perte engage à jouer plus grôs jeu qu'auparavant. "Être piqué au jeu" se dit au "figuré" de la détermination de venir absolument à bout de ce qu' on a entrepris. = "Se piquer", se glorifier régit la prép. "de" devant les noms et les verbes. 'Je ne me "pique", ni "de" fermeté, ni "de" philosophie: mon coeur me mène et me conduit. "Sév." 'Il "se pique de" bien "chanter".
   PIQUER s'emploie encôre dans d'aûtres sens.
- "Piquer" de la viande, la larder prês à prês. = Afecter le goût: du vin qui "pique" agréablement "la langue".
- Employé neutralement, il se prend en mauvaise part: c'est afecter d'une manière désagréable. 'Du fromage, du poisson qui "pique". "Piquer" une étofe, faire sur deux étofes, mises l'une sur l'aûtre, des points avec du fil et de la soie, qui les traversent et les unissent. '"Piquer un" bonet, "une" courte-pointe. = "Piqûre" se dit en ce sens. '"La piqûre d'une" jupe, "d'un" matelas, etc.




Emplacement dans le dictionnaire :

pipé
pipe
pipelet
pipeline
pipeline
piper
pipette
piquade
piquage

pique
piqué
pique-assiette
pique-boeuf
pique-mine
pique-mouche
pique-pouille
piquer
piquet
piqueté
piqueter




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Pierre LOTI (Pêcheur d'Islande)

...Mais toutes les lignes du bord filées bout à bout n'arrivaient pas à toucher le lit de la mer : on était donc bien au large, et en belle eau profonde. La vie était saine et rude ; ce froid plus piquant augmentait le bien-être du soir, l'impression de gîte bien chaud qu'on éprouvait dans la cabine en chêne massif, quand on y descendait pour souper ou pour dormir. Dans le jour, ces hommes, qui...


Citation n°2 de Anatole FRANCE (L'Orme du mail)

...Asservir, protéger une de ces têtes à tonsure commises depuis dix-huit siècles, par le ciel et la terre, à l'excommunication et à l'extermination des circoncis, c'était pour le juif un succès piquant et flatteur. Et puis cette soutane usée, crasseuse et respectée qui s'inclinait devant lui, allait dans les châteaux où le préfet n'était pas reçu. Les femmes de l'aristocratie départementale...


Citation n°3 de Charles NODIER (Jean Sbogar)

...un peu farouche, et par un penchant prononcé pour les opinions qui ne portoient pas le sceau du pouvoir, et l'approbation plus honteuse encore de la multitude, prêtoit à ses expressions un intérêt piquant et singulier ; sa position dans le monde étoit telle, qu'on ne pouvoit voir dans ses idées les plus bizarres et les plus hasardées qu'un caprice de son imagination. Cette impression étoit si...


Citation n°4 de François PONSARD (L'Honneur et l'argent)

...sa rougeur plaît au mari triomphant, ou comme elle est touchante, allaitant son enfant ! Oui, oui, c'est ajouter un charme au mariage, que d'en rendre témoin l'amoureux plein de rage : il est piquant de voir avec quel oeil jaloux il convoite un bonheur qu'on garde pour l'époux. -ah ! Vraiment ? Donnant tout à la foi conjugale, vous m'offrirez à moi quelque aumône amicale ; je me contenterai de...


Citation n°5 de Eugénie de GUÉRIN (Lettres (1831-1847))

...par cette insupportable malice. Quel ennuyeux défaut ! Aussi je le déteste toujours davantage et ne crains rien tant que de passer des revues, de peur du plaisir de la critique, si facile, si piquant, si savoureux et si méchant. Les traits d'esprit sont des coups de feu qui font bruit et mal, gardons-nous-en, ma chère, et donnons seulement force coups de coeur : ce sont les miens, les seuls qui...


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